09.04.2009

Seine d'Architectures

seinedarchiintro.jpgTravaux des étudiants de l’atelier “Architecture en paysage” de l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Normandie”

Dans le cadre de son engagement pour la promotion des jeunes architectes et de la création architecturale, le Pavillon de l'Arsenal offre chaque année aux étudiants des écoles nationales supérieures d'architecture l'occasion d'exposer leurs travaux.

Cette année, l’exposition et l’ouvrage qui l’accompagne, « Seine d’architectures » présentent les réflexions prospectives, menées par les étudiants de l'école nationale supérieure d'architecture de Normandie, autour de l'installation de petits équipements le long des berges de la Seine dans Paris.

Réalisés dans le cadre de l’atelier « Architecture en paysage », ces travaux proposent de « réinventer un dialogue entre architecture et paysage, entre présent et futur » et posent la question de savoir comment un projet d’architecture et d’espace public dans un milieu urbain déjà riche peut engendrer de nouvelles pratiques et une dynamique à l’échelle du territoire.


Dates de présentation du 2/4/2009 au 3/5/2009
Pavillon de l'Arsenal, 21 boulevard Morland 75004 Paris

Téléchargez le dossier de presse, en cliquant ici !

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Le livre « Seine d’architectures »
Ouvrage créé par le Pavillon de l’Arsenal en partenariat avec l'école nationale supérieure d'architecture de Normandie
Sous la direction de l’atelier « Architecture en paysage »
Editions du Pavillon de l’Arsenal, avril 2009 / Collection miniPA / 55 pages / Prix public : 8€

06.04.2009

Paris design en mutation

viewmultimediadocument.jpg Depuis une trentaine d’années, Paris se révèle le creuset d’une génération de designers s’affirmant clairement dans le champ de la recherche et du design prospectif. Initiée par la Mairie de Paris, l’exposition Paris Design en mutation présente en entrée libre du 17 avril au 30 août à l’Espace Fondation EDF, les travaux de onze designers, parmi les plus représentatifs de cette génération. Et poursuit ainsi son engagement pour le design et l’innovation dans le champ du développement durable…

Loin des seules préoccupations esthétiques, les designers composent aujourd’hui des objets intégrant les impacts des changements écologiques et énergétiques dans nos modes de vies. Avec intelligence, humour et poésie, ils ouvrent de nouvelles voies, permettant à chacun d’envisager les objets qui composeront notre cadre de vie futur : une étagère-diffuseur audio ou une porte-écran affichant informations et images d’ambiance (Jean-Louis Fréchin), un générateur d’oxygène pour l’habitat (Mathieu Lehanneur), un hôtel volant (Jean-Marie Massaud) ou encore une multiprise qui symbolise le « gaspillage » des appareils en veille (EDF Design R&D)…

En marge de l’exposition, un film documentaire de 30 minutes présente les témoignages de directeurs d’écoles, d’institutions d’aides et de promotion du design sur leur perception et leur analyse de ces mutations, et sur la manière dont celles-ci influencent les pratiques.


Une exposition pour découvrir les recherches d’aujourd’hui et envisager le monde de demain, organisée par la Mairie de Paris et la Fondation EDF Diversiterre, en partenariat avec le VIA, Culturesfrance et l’UQAM/Centre du design de Montréal.


Commissariat : Michel BOUISSON, chargé des Aides à la Création et des relations avec les écoles de design VIA
Scénographie : Georges Labrecque, UQAM/Centre de Design, Montréal
Graphisme : Ruedi Baur – laboratoire Irb
Catalogue hors-série coédité avec Intramuros. (8 euros)

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Espace Fondation EDF
6, rue Récamier 75007 Paris
Métro Sèvres-Babylone (lignes 10 et 12)
Téléphone 01 53 63 23 45


Entrée libre, du mardi au dimanche de 12h à 19h (sauf jours fériés).
Visites guidées pour les groupes sur réservation.

05.01.2009

Le tramway, l'exposition

TRAM75dpi.jpg “Le Tramway, l’exposition” présente pour la première fois l’opération du tramway parisien dans son ensemble, du tronçon réalisé entre le pont de Garigliano et la porte d’Ivry au projet d’extension en cours jusqu’à la Porte de la Chapelle. Le Pavillon de l’Arsenal souhaite ainsi faire découvrir la multiplicité des savoir-faire mis en œuvre dans cette opération exceptionnelle qui, combinant performances techniques et esthétiques, ambitions urbaines et architecturales, modifie la mobilité des usagers et marque de son empreinte l’urbanisme et le paysage des boulevards des Maréchaux au cœur de la métropole.


Véritable promenade, l’exposition traverse les paysages urbains de 7 arrondissements parisiens, franchit la Seine et les canaux, fait découvrir au fil du tracé les bâtiments emblématiques du XXe siècle, explique les opérations d’aménagement urbain en cours.
L’exposition donne la parole aux équipes d’architectes et de paysagistes associés en charge de l’aménagement des différents secteurs pour expliquer leurs visions et en particulier sur les espaces majeurs : Grumbach/Devigne, Devillers/Corajoud, Reichen et Robert & Associés/Peña & Pena.

80c95fac8e.jpgLe visiteur est également plongé au cœur des processus de conception et de mise en œuvre de cette opération : vidéos des réunions de concertation avec les habitants, films de chantier* illustrant les transformations urbaines, principes d’implantation des espaces verts, détails de plantation et des essences, dessins de l’équipe Wilmotte/Arnaud de Bussière pour le mobilier des stations et de l’infrastructure.


Exposition “Le Tramway, l’exposition” réalisée avec le soutien de la RATP et d’Alstom
Création de l'exposition : Pavillon de l'Arsenal

Dates de présentation : 18/12/2008 > 1/3/2009

Scénographie : AMMAR ELOUEINI DIGIT-ALL STUDIO, architecte

Conception graphique : JEAN-CLAUDE CHIANALE

21, boulevard Morland
75004 Paris - FRANCE

24.11.2008

Jordi Colomer au Jeu de Paume

Colomer_EnLaPampa2.jpgJordi Colomer est né à Barcelone en 1962. Il commence sa formation artistique au début des années 1980 à l’EINA, école d’art et de design de Barcelone, où il suit différents séminaires dont celui de "scénographie des fêtes". Il poursuit ses études à la Faculté d’histoire de l’art et participe à la création du magazine Artics comme graphiste et rédacteur, avant d’entrer à l’École d’architecture de Barcelone. Parallèlement à l’urbanisme, son intérêt se développe également pour le théâtre moderne et contemporain. La pratique artistique permet à Colomer de concilier la diversité de ses préoccupations. En 1986 a lieu, sous le titre "Prototips Ideals", sa première exposition à la Fondation Joan Miró de Barcelone, où il montre des sculptures créées à partir de maquettes d’architecture détournées.

Entre 1991 et 1994, il réside pour la première fois à Paris, où il poursuit ses recherches. Dans son exposition "Alta Comèdia" à Tarragone, en 1993, il commence à associer sculpture, décor théâtral et éléments d’architecture à l’échelle 1. Il collabore parallèlement en tant que scénographe à des mises en scène de pièces de Samuel Beckett, Valère Novarina, Joan Brossa ou d’un opéra de Robert Ashley. En 1997, il présente au Musée d’art contemporain de Barcelone, dans une salle de projection spécifiquement conçue, Simo, sa première vidéo. Ce médium va désormais lui permettre de mettre en œuvre différents régimes narratifs et d’opérer des rapprochements entre divers types d’espaces. Suivent ainsi Pianito (1999), Les Jumelles (2000) et enfin Le Dortoir (2001), qui clôt cette période de travail sur le plateau de cinéma, où les décors déterminent entièrement le comportement des personnages. Le travail de Colomer, revenu s’installer à Paris en 2001, entre alors dans une nouvelle phase marquée par les voyages. Il réalise ainsi Anarchitekton (2002-2004), qui s’inscrit dans plusieurs villes du monde (Barcelone, Bucarest, Brasilia et Osaka), Arabian Stars (2005), Cinecito (2006) et En la Pampa (2007-2008), tournées respectivement au Yémen, à La Havane et dans le désert chilien d’Atacama.


Cinecito La Habana (Eddy)

Dans Cinecito La Habana (Eddy) [Petit Cinéma La Havane (Eddy), 2006], filmée à La Havane à la sortie d’un cinéma, la narration bascule hors de la salle de projection. Un personnage, Eddy, s’approche de la caméra et commence un récit dont le spectateur ne retient que des gestes. Les images fixes et muettes ne diront rien sinon, dans leur enchaînement, le désir d’être vu et écouté. Cette vidéo, qui accueille le visiteur en haut de l’escalier du Jeu de Paume, est une forme de cinéma primitif à l’opposé de tout naturalisme, procédé que Colomer reprend dans plusieurs pièces.


Babelkamer

Le titre de cette installation, tiré du néerlandais "babbelziek kamer " (littéralement : "chambre bavarde"), évoque un espace où les discussions et les récits circulent en permanence. Deux dispositifs de projection sont présentés dans une même salle : d’un côté, une roulotte tapissée de rouge, avec des sièges disposés face à face. À l’intérieur, un film en noir et blanc est diffusé sur deux petits écrans plasma. Il s’agit d’Aurore, poème cinématographique réalisé par F. W. Murnau en 1927, qui marque la fin des grandes productions de cinéma muet et annonce le règne du film parlant. Pendant trois jours, cette même roulotte, installée dans un centre commercial à Bruxelles, a été le lieu de rencontre de plusieurs duos de sourds-muets. Sur deux grands écrans plasma situés en face de la roulotte, on assiste ainsi à la conversation qui a eu lieu entre Ingrid, francophone, et Sophie, néerlandophone. En même temps que leur échange était enregistré, des sous-titres dans les deux langues étaient insérés en temps réel par des traducteurs. L’ensemble du dispositif donne lieu à une superposition de langues et de langages et suggère l’idée d’une Babel muette. En mettant en avant le contraste entre fiction et émotion réelle, il interroge la possibilité de traduction des sentiments et le rapport qu’ils entretiennent au silence.



Colomer1.jpgJordi Colomer
En la Pampa (Cementerio Santa Isabel)
2007-2008
© ADAGP, Paris, 2008
Vidéo, couleur, sonore, 23’
Co-Production : Maravills, Barcelone, KBB, Barcelone, Jeu de Paume, Paris
Remerciements: Institut Ramon Llull i Galeria Carles Taché, Barcelone


Les Villes

Les Villes (2002) se présente également comme une double projection, échappant ainsi aux formes de narration traditionnelles. Deux écrans diffusent une séquence trompeusement similaire. Sur l’un, une jeune femme en pyjama est suspendue à une corniche et finit par tomber dans le vide. Sur l’autre, le même personnage parvient à atteindre une fenêtre. En arrière-plan, des jeux de cubes en constant mouvement figurent les mutations d’une ville abstraite, évoquant par là les Architectones de Kasimir Malevitch et les animations de Hans Richter. Colomer rejoue ici une situation typique du premier cinéma comique : la géométrie et l’échelle de la métropole soumettent l’individu à des situations de danger impersonnel et quotidien (on peut penser aux films de Harold Lloyd ou du Mexicain Cantinflas). Deux dénouements nous sont proposés pour une même situation de façon simultanée.


En la Pampa

L’étrangeté est sans doute l’un des premiers moteurs narratifs de En la Pampa (2007-2008), fiction divisée en cinq épisodes autonomes diffusés en boucle. Sur le modèle du road movie, un couple se livre dans le désert d’Atacama, au nord du Chili, à des occupations et à des discussions capricieuses et énigmatiques. "L’errance en rase campagne est évidemment déprimante" : en s’appuyant sur cette citation de Guy Debord, En la Pampa fonctionne par accumulation d’instants sans lien fonctionnel ni articulation narrative. La conception du temps, ni chronologique ni logique, reflète ici la relation décousue entre un homme et une femme. Le grand décor vide qu’est la pampa devient, par la présence de ce jeune couple, une vaste scène de théâtre.



Colomer_Papamovil.jpgJordi Colomer
Papamóvil
2005
Extrait du diaporama.
© ADAGP, Paris, 2008

Anarchitekton / Papamóvil / Père Coco

Une série de performances photographiées dans diverses grandes villes du monde est à l’origine d’Anarchitekton (2002-2004). Ce terme est une contraction entre architekton (mot grec signifiant architecte et urbaniste), et Anarchitecture, groupe fondé par l’artiste américain Gordon Matta-Clark. Il fait également référence aux Architectones, nom donné par Kasimir Malevitch à ses modèles en plâtre d’architecture formelle dégagée de toute préoccupation fonctionnelle. Un personnage nommé Idroj Sanicne (Jordi Encinas à l’envers), double imaginaire de l’artiste, manifeste seul. En guise de banderole et de slogan, il brandit, dans les villes de Barcelone, Brasilia, Bucarest et Osaka, les modèles réduits de bâtiments emblématiques de l’urbanisation moderniste. S’agit-il d’une revendication ou d’une position critique ? Colomer laisse planer le doute, mais le renversement des échelles spatiales, renforcé par l’exposition des maquettes qui ont servi au cours des différentes performances, invite au questionnement de la place que nous occupons dans la ville, et de nos rapports avec l’architecture et le monument.
Papamóvil (Papamobile, 2005-2008) joue aussi sur la question du changement d’échelle et exploite l’effet de reconnaissance immédiate du célèbre véhicule. Cette voiture, spécialement aménagée pour les tournées populaires du pape, est devenue une étrange icône contemporaine. Elle est présentée ici en modèle réduit, comme un prototype dégagé de toute anecdote, au milieu d’une rue à Barcelone. Colomer prend en rafale des photos des passants, qui se montrent tantôt étonnés, tantôt indifférents, composant ainsi un portrait, fragmentaire et hétérogène, de la ville et de ses habitants.
Le titre Père Coco et quelques objets perdus en 2001 (2002) évoque un personnage hybride tenant du Père Noël et du "Coco", le croquemitaine espagnol. Dans cette vidéo, conçue comme une séquence d’images fixes, ce Père Coco erre dans les rues de Saint-Nazaire, ramasse des objets abandonnés et en remplit un grand sac noir. Ces objets ont été empruntés par Colomer au Bureau des objets trouvés de Saint-Nazaire. Ils trouvent ici une nouvelle existence à travers ce processus de réactivation qui confère à la pièce l’allure d’une fable urbaine.



Colomer_Cimetiere2.jpgJordi Colomer
Pozo Almonte
2008
Tirage Lightjet sur papier argentique,
extrait de la série de 33 photographies.
Production Jeu de Paume, Paris.
© ADAGP, Paris, 2008

2 Av / Escenita (Tocopilla) / Pozo Almonte

2 Av (2007) présente une succession d’images extraites d’un long travelling sur une cité ouvrière et ses maisons construites à l’identique. Les aménagements domestiques singuliers, les occupations particulières des habitants ou des faits anecdotiques comme le passage d’une fanfare, permettent de saisir un quotidien monotone tout en introduisant des variations dans sa continuité.
Le travail photographique de Jordi Colomer se situe de même dans une démarche proche de l’investigation et du classement topographique. Escenita (Tocopilla) [Petite Scène (Tocopilla), 2008] rappelle l’intérêt de l’artiste à interroger les limites entre architecture éphémère et décor "illusioniste", entre les dispositifs festifs et leur caractère temporel.
Dans la série Pozo Almonte (2008), les monuments funéraires d’une ville minière, au milieu du désert chilien, témoignent d’une architecture sans architecte. Les matériaux bigarrés et la diversité typologique de ces constructions sont l’expression d’une inventivité collective qui se manifeste en dépit d’une réelle pénurie de moyens, produisant des objets à l’esthétique singulière.


Simo

La première installation vidéo de Jordi Colomer, Simo (1997), peut être vue comme un manifeste d’opposition à l’idée architecturale d’un module unique et universel. On pense bien entendu au Modulor du Corbusier, le système de mesure basé sur les proportions du corps humain à partir duquel il déterminait l’échelle de ses lieux d’habitation. La caméra opère un mouvement de balancier de l’extérieur vers l’intérieur d’une pièce et suit le personnage principal, Simo, incarné par l’actrice Pilar Rebollar. Celle-ci transforme cet espace vide en un amoncellement chaotique d’objets (chaussures, pots de confiture, maquettes…), évoquant par là une sorte d’orgie festive. Le mouvement pendulaire de la caméra met en relief le contraste entre espace intime et espace social. Toujours en manque, en décalage ou en excès, ce corps exclu des normes semble trouver son énergie en les refusant.

03.11.2008

L'art dans les villes nouvelles

arton1554.jpgParis, lundi 17 novembre 2008 : L’art dans les villes nouvelles : de l’expérimentation à la patrimonialisation

Cette journée d’étude vise, près de 40 ans après les premiers symposiums d’art public dans les villes nouvelles, à revisiter cette expérience exceptionnelle par son ampleur et sa démarche inédite.

Le dernier colloque sur ce thème « l’art renouvelle la ville » datant de 1992, au moment où de nombreuses commandes monumentales étaient en cours de réalisation ou sur le point de s’achever, n’avait pas permis alors d’en faire réellement l’évaluation. La journée d’étude tente donc de convoquer tous ceux qui ont participé à cette expérience, et de leur donner la parole, ces derniers ayant sans doute pris assez de recul pour témoigner aujourd’hui.

Le programme s’appuie en grande partie sur une trame et un questionnement historiques.
On reviendra notamment sur la question des origines avec les commandes publiques des grands ensembles et l’évolution du 1%. Parallèlement, des intervenants venant de différents horizons assureront un éclairage pluridisciplinaire indispensable. Les ethnologues se pencheront sur les modes d’appropriation de l’art public par les habitants, les historiens de l’art tenteront de restituer ces réalisations dans une plus ample histoire de la création du XXe siècle.

Aujourd’hui, les villes nouvelles ressemblent par endroit à des musées de sculptures en plein air où l’on peut voir librement les principales réalisations d’artistes majeurs ou de courants importants comme la Jeune sculpture. Les villes nouvelles étant de moins en moins nouvelles, l’utopie artistique et sociale visant à « faire descendre l’art dans la rue » n’ayant pas non plus tenu toutes ses promesses, un « devoir d’inventaire » s’impose au sens propre comme au sens figuré. L’évaluation questionnera les objectifs de démocratisation de l’art, du renouvellement urbain, du soutien aux artistes. En effet, cette histoire reste à faire et s’avère complexe de par le nombre d’acteurs au coeur de la commande : artistes, services de l’Etat, élus locaux, aménageurs, artistes, habitants, associations… Concrètement ces territoires se trouvent confrontés à un difficile inventaire physique, à d’épineuses questions de restauration liées notamment à la présence de matériaux expérimentaux utilisés dans les années 70/80, voire au déplacement ou à la disparition de certaines oeuvres.
Les contributions et témoignages s’articuleront autour des origines et de l’état des lieux.

Conscientes de leur engagement et de leur responsabilités face à ce patrimoine tant historique qu’artistique après la disparition des EPA (Etablissements publics d’aménagement), les collectivités en assument désormais la prise en charge. C’est ce moment charnière et clef de l’histoire qui sera questionné ici enclenchant par la même des tentatives de patrimonialisation comme à Cergy-Pontoise autour de l’Axe majeur ou à Saint-Quentin-en-Yvelines devenue en 2006 Ville nouvelle d’art et d’histoire. Si cette journée d’étude vise à enrichir et conserver la mémoire, elle s’ouvre aussi sur le présent et l’avenir. L’héritage des villes nouvelles sera mis en perspective à l’aune de la commande publique aujourd’hui afin d’évaluer les évolutions et les permanences, du point de vue des artistes, des politiques et des habitants.

Au moment où la commande publique semble se redéployer dans les villes autour de grands projets d’aménagement urbain, qu’il s’agisse de l’arrivée de tramways, de requalification de quartiers ou encore de tentative de dialogue avec un patrimoine prestigieux et ancien, il semble pertinent de revenir sur l’histoire en tirant les enseignements de l’art public dans les villes nouvelles. Ces dernières ont constitué depuis le début des années 70 de vastes terrains d’expérimentation pour les artistes dont les créations intégraient, sans doute pour la première fois à cette échelle, les logiques urbaines. Source d’inspiration et de contrainte, la ville devenait un laboratoire pour ces recherches formelles. Ce champs à la fois vaste et étroit, en mettant les oeuvres en tension avec le tissu urbain, a incontestablement produit un renouveau de la sculpture et, au-delà, des arts plastiques.

Informations pratiques
Journée d’études lundi 17 novembre 2008, de 9 h à 18 h
Institut National d’Histoire de l’Art,
Auditorium Colbert
6, rue des Petits Champs 75002 PARIS
ou
2, rue Vivienne 75002 Paris
Tél. : +33 (0)1 47 03 89 00
Accès
Métro :
ligne 3 : Bourse
ligne 7, 14 : Pyramides
ligne 1 : Palais royal/Musée du Louvre
Réservation obligatoire au Musée de la ville : 01.34.52.28.80, nombre de places limitées

9ème journée d’études du Groupe de Recherches Interdisciplinaires de Saint-Quentin-en-Yvelines, organisée par Loïc Vadelorge (Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines, Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines) et Julie Corteville (Musée de la ville, Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines), avec le soutien du Comité d’histoire du Ministère de la culture, de la Direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France et de la Délégation aux arts plastiques.

Téléchargez le dossier programme complet, en cliquant ici !

Retrouvez également notre manifeste pour un art urbain en cliquant là !

09.10.2008

Les Gardiens des Portraits

veroniqueetfabrice.jpg Franck nous révèle quelques gardiens des précieux portraits de son exposition horizontale. Et le Festival continue. Nous sommes tous en Bleu et respirons le bonheur de rencontres en découvertes...

Attention de nombreux évènements sont encore prévus ! Alors pour mémoire :

ARTE_VISU.jpgDimanche 12 Octobre dès 18h, rendez-vous au CinEtampes :

Rencontre à 18h avec la comédienne Marie Notte (qui lira des textes de Céline, Sartre, Koolhaas...)

Suivie par deux films co-produit par Arte :

- Auditorium Building de Chicago de Stan Neumann (France, 2002, 26')
- Chongqing, la plus grande ville du monde de Sophie Lepault (France 2006, 42')

Mardi 14 Octobre dès 19h, rendez-vous au Ciné220 de Brétigny :

- rencontre avec Alain Sarfati
- Projection d'un film inédit de Rohmer

Alors, venez voir la vie en bleu avec nous... Et puisque vous me le demandez souvent !!! Oui nous sommes sur FaceBook... Alors pour nous trouver il faut chercher pour notre Manifeste pour un Art Urbain.

07.07.2008

Architecture finlandaise

4ede4fb396977b73e2900ce40ea82430.jpgArchitecture finlandaise Sélection 2006-2007 - du 11 juin au 7 septembre 2008

Exposition présentée dans le cadre du festival « 100% Finlande »

Cité de l’architecture & du patrimoine Galeries d’actualité Palais de Chaillot - 7 avenue Albert de Mun, 75116 Paris Entrée libre tous les jours de 11h à 19h Nocturne le jeudi jusqu’à 21h. Fermeture le mardi


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Du 11 juin au 7 septembre 2008, à l’occasion du festival « 100% Finlande », la Cité de l’architecture & du patrimoine accueille dans ses galeries d’actualité une exposition organisée par le Musée de l’architecture finlandaise. L’exposition présente 25 œuvres architecturales datant des années 2006-2007 et comprend des exemples d’habitat, de bâtiments publics et d’urbanisme : du petit appartement de loisirs et au grand complexe de bureaux. La moitié des œuvres exposées se trouve dans la région d’Helsinki, le reste dans d’autres villes de Finlande et à l’étranger. Outre les nouvelles réalisations, l’exposition comprend des travaux de restauration, de rénovation et de modification de bâtiments et de quartiers modernes des années 50-70.

Cette exposition, qui se tiendra quasi-simultanément à Paris et à Helsinki (où elle sera présentée au Musée de l’architecture finlandaise du 4 juin au 7 septembre 2008), est la troisième de la série des « biennales architecturales », qui a débuté en 2004 et qui fait connaître aux publics finlandais et étranger des œuvres architecturales contemporaines de haut niveau. Les expositions précédentes ont été présentées en Italie, Lettonie, Croatie, France, Slovaquie et Estonie.

L’exposition se veut un miroir de l’état actuel de la construction en Finlande. Elle présente des travaux allant d’un petit WC public à un grand centre commercial du centre-ville de la capitale et à d’imposants projets territoriaux. La qualité de l’architecture ne dépend pas des dimensions. Dans le domaine de la construction publique, en particulier, un concours d’architecture public semble toujours donner les meilleurs résultats. Les nouveaux locaux de la bibliothèque principale de Turku et la transformation de l’aire de la Draperie de Hämeenlinna en un centre culturel témoignent de la liaison étroite entre la qualité de la construction et de l’environnement et celle de la planification architecturale.

Par rapport à ses éditions précédentes, la présente exposition accuse une plus forte présence de la planification résidentielle. La rareté des sites résidentiels spéciaux de qualité n’en constitue pas moins une préoccupation. Il est tout aussi notable que, en dépit de l’abondance des locaux commerciaux et professionnels qui se construisent en finlande, seul un immeuble de bureaux figure dans cette présentation. En plus de la Draperie de Hämeenlinna, la réhabilitation de vieux bâtiments en vue d’un nouvel usage a également réussi dans un autre grand projet de rénovation : l’ancienne imprimerie de Weilin & Göös, conçue dans les années 1960 par Aarno Ruusuvuori, est devenue le complexe muséologique nouveau le plus important du début du présent millénaire en Finlande. Il faut espérer que cet exemple contribuera à témoigner de la possibilité, enfin atteinte à l’issue des années de dépression passées, par l’État-providence finlandais de créer de nouveaux locaux de qualité pour la culture aussi. L’exemple de WeeGee illustre également l’immense flexibilité de l’architecture de qualité, un édifice industriel ayant mué en un splendide bâtiment d’expositions.