10.09.2009

Le bar du vieux Français

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Célestin et Leila. Deux gosses, deux adolescents. Le premier fuit son village natal, au coeur de l'Afrique, pour remonter vers une Europe qu'il imagine teintée de rêves et de magie. La seconde quitte sans regret cette Europe où elle est née, et sa fugue la conduit vers le Maroc, le pays de ses grands-parents. Au point de leur rencontre, qui paraissait pourtant improbable, perdus dans le désert, un bar en pisé, quelques bidons de fuel épars et un vieux Français qui raconte...
Ce récit magnifique a été inspiré par les incessants périples de Stassen, dessinateur-voyageur, arpenteur infatigable du continent africain au gré de ses errances. Dans son bar, quelque part dans le désert, le personnage du vieux Français accroche les clients avec ses histoires pour oublier qu'il est trop seul. Celle-ci parle de la rencontre entre Leila et Célestin. Elle parle d'amour, forcément. Et de solitude, aussi. Comme dit le vieux Français, la valeur des histoires dépend de celui qui les raconte. Car il y a mille façons de les raconter. Celle de Lapière et Stassen est sans aucun doute l'une des plus belles et des plus émouvantes.

Stassen Lapière, le bar du vieux Français, éd. Aire Libre, 22€


Pour découvrir New York ville rock, rendez-vous vendredi 18 septembre au Plan avec dès 19h, le documentaire "New York wilde side" de Mathieu Duboscq et Philippe Manoeuvre.


La projection sera suivie d'un débat et d'un concert...

09.09.2009

L'âge du rock

51VHHBKGKQL__SS500_.jpgLe 3 juillet 1954, Elvis Presley entre dans un studio d'enregistrement de Memphis Tennessee. La légende commence. Né de la fusion des rythmes noirs et du folklore blanc, le rock vient de trouver son incarnation idéale : un Blanc qui chante comme un Noir. Les premiers rockers enflamment la planète adolescente. Un marché est créé. Une culture se met en place, qui va intégrer les fluctuations de la vie sociale, des idéologies et des modes. Supergroupes et mégastars deviennent les phares d'un monde en ébullition et un rouage capital de son économie. Devenu planétaire, le rock intègre aujourd'hui toutes les musiques. Mais il n'a jamais renié son âme : ses racines noires.

L'âge du rock de Alain Dister, éd. Gallimard coll."découvertes". 1992. 14,50€


Rendez-vous vendredi 18 septembre au Plan avec dès 19h, le documentaire "New York wilde side" de Mathieu Duboscq et Philippe Manoeuvre.

 

 



La projection sera suivie d'un débat et d'un concert... Rock...

08.09.2009

New York mi amor de Legrand-Tardi-Grange

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Ce volume inédit se compose de quatre récits, dont trois de format court. Tous ont pour cadre la « ville des villes » qui donne son titre au recueil.
Le premier, It’s so hard…, est aussi le plus ancien. Co-signée par Tardi et Dominique Grange, cette histoire noire de quatre pages met en scène le destin pathétique d’un sosie de John Lennon. Elle était initialement parue dans le hors-série qu’avait fait paraître feu le magazine (À Suivre) juste après l’assassinat de l’ex-Beatles, en 1980. Le second récit, Manhattan, est encore plus sombre; huit pages de déveine et de dérive en noir majeur, pour se souvenir que Tardi sait faire vibrer comme personne nihilisme et ultra-moderne solitude. La troisième histoire, Le meurtrier de Hung, est également un récit en huit planches, réalisé par Tardi en collaboration avec Dominique Grange. Une étrange histoire de violence et de vengeance, avec en toile de fond le Vietnam, l’émigration et la solitude…
Enfin, le dernier volet du recueil est aussi le plus copieux, puisqu’il s’agit d’une nouvelle édition de Tueur de cafards, initialement publié en 1984. Encore une histoire très noire : cinquante et quelques planches interprétées par Tardi avec un brio inouï, sur un magnifique scénario de Benjamin Legrand. L’occasion de se souvenir que peu d’auteurs de bande dessinée ont mis New York en scène avec un tel talent.


New York, Mi Amor de Legrand Tardi-Grange, éd. Casterman. 14,25€

Pour découvrir New York ville rock, rendez-vous vendredi 18 septembre au Plan avec dès 19h, le documentaire "New York wilde side" de Mathieu Duboscq et Philippe Manoeuvre.


La projection sera suivie d'un débat et d'un concert...

07.09.2009

New York chronique d'une ville sauvage

61S4ND1G6GL__SS500_.jpgVille rêvée, ville bâtie sur une île, New York concentre toutes les énigmes, toutes les contradictions du Nouveau Monde.
" Aux avant-postes de l'esprit et de l'imagination, New York devient après la Seconde Guerre mondiale la capitale du XXe siècle, une ville qui peut à la fois entretenir la vieille culture européenne et en créer une autre bien plus extravagante, de son cru. En ce royaume magique se rejoignent acteurs, peintres, musiciens, photographes, écrivains et danseurs. New York, c'est aussi Harlem, la " ville sombre ", qui découvre sa propre voix dans les années vingt, et dont l'histoire chatoie entre beauté et humiliation.
Ville hors-la-loi : New York est encore la cité où le crime est un art. De cette ville-là, Jérôme Charyn est le fils. Il parcourt sa légende et ses rues, pour se faire le chroniqueur de ses blessures et de ses rêves.

Jérôme Charin, New York chronique d'une ville sauvage, éd. Gallimard, 1994. 176 pages, 13.90€


Pour découvrir New York ville rock, rendez-vous vendredi 18 septembre au Plan avec dès 19h, le documentaire "New York wilde side" de Mathieu Duboscq et Philippe Manoeuvre.


La projection sera suivie d'un débat et d'un concert...

01.09.2009

Conversations avec Pedro Almodovar

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Frédéric Strauss, Conversations avec Pedro Almodovar, éd. Cahiers Du Cinema, novembre 2007.

Nouvelle édition augmentée.
En 1989,
Femmes au bord de la crise de nerfs sortait en France et attisait la curiosité pour un réalisateur de comédies très espagnoles et très originales : Pedro Almodóvar.
D’un film à l’autre, de l’effet de surprise à la consécration, le chemin parcouru est grand. Il est aussi très personnel. Des femmes au bord de la crise de nerfs aux femmes en pleine crise de larmes de Tout sur ma mère, se raconte l’histoire d’un cinéaste qui a su imposer un univers fort, très repérable, et nous y entraîner avec une liberté qui, justement, bouleverse les repères.
De l’écriture du scénario au choix du générique, Almodóvar est l’auteur complet de ses films. Sa « griffe » est particulièrement sensible dans la conception des décors, où l’on retrouve toujours une variation, plus ou moins marquée, sur cette inspiration pop et kitsch devenue, peu à peu, un véritable style Almodóvar.

Tout au long de ses entretiens avec Frédéric Strauss, la parole du cinéaste se déploie librement, rompant avec les limites de l’interview pour varier les discours. Évocation de souvenirs d’enfance, explication technique d’une scène, récit d’un scénario jamais filmé, commentaire amoureux et cinéphilique de films fétiches, interprétations personnelles de la signification d’un objet, d’une image, d’un personnage...

Rendez-vous samedi 3 octobre au CinEtampes à Etampes dès 18h !

31.08.2009

Thomas Sotinel/Pedro Almodovar


9782866424923.gifThomas Sotinel, Almodovar, L'etoile Eds De Cahiers Du Cinema, coll. Les Grands Cineastes, novembre 2007.


Au moment où le monde entier le découvre à la fin des années quatre-vingt et fait un triomphe à Femmes au bord de la crise de nerfs, Pedro Almodovar a déjà réalisé sept films, qui n'ont pas laissé les Espagnols indifférents. Chanteur de rock travesti sur scène, réalisateur de films underground en Super 8, auteur de romans-photos, écrivain, il est l'une des figures de la Movida madrilène dans une Espagne qui change à toute vitesse à la sortie du franquisme. Ses premiers films, Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier, Le Labyrinthe des passions, déjantés, sont produits hors de tout système, mais on y trouve déjà ses thèmes favoris, comme celui de la " mauvaise mère ", qui hante Talons aiguilles, du sexe perverti, sujet de Matador, de Attache-moi ! ou encore de La Mauvaise Education. Il écrit lui-même des scénarios provocateurs autour de personnages féminins baroques, obsessionnels, mais follement séduisants. De film en film, il s'attache une tribu d'artistes, de techniciens et surtout les meilleurs acteurs - Antonio Banderas, Gael Garcia Bernai - et actrices - Carmen Maura,
Victoria Abril, Marisa Paredes, Penélope Cruz. Son enfance dans la Manche, cette région misérable de l'Espagne des années cinquante, marque ses films jusqu'au récent Volver, et donne la mesure du chemin qu'il a parcouru. Sans craindre d'afficher ses références cinéphiles au burlesque ou au film noir, il est devenu l'un des réalisateurs les plus sensibles aux pulsations du monde contemporain.

 

Rendez-vous samedi 3 octobre au CinEtampes à Etampes dès 18h !