18.11.2008

Zaha Hadid

19124.jpgZaha Hadid, Architecte irakienne, née à Bagdad en 1950
Après des études à l'université américaine de Beyrouth et à l'Association d'architecture de Londres, Zaha Hadid obtient son diplôme en 1977. Elle entre alors au bureau pour l'architecture contemporaine et enseigne aussi à la AA (Architectural Association). La plus grosse partie de son oeuvre est restée théorique, même si elle a tout de même conçu quelques projets. Son style se caractérise par une prédilection pour les entrelacs de lignes tendues et de courbes, les angles aigus, les plans superposés, qui donnent à ses créations complexité et légèreté. L'audace dont fait preuve Zaha Hadid en construisant a fait d'elle et de son oeuvre de puissants symboles de la modernité.

En 2003, elle reçoit le prix de l'Union européenne pour l'architecture contemporaine.
En 2004, Zaha Hadid est la première et seule femme a avoir obtenu le prestigieux prix Pritzker (le Nobel de l'architecture).


12.08.2008

Rick Joy - Architecte

f7ef493b2c251b5a0f607141fbaf29d5.jpg Il commence à entreprendre des études d’architecture assez tardivement à 28 ans et commence son activité à 34 ans. Rick Joy vit et travaille dans le désert de l’Arizona et s’est fait un nom dans le monde de l’architecture comme l’Architecte des maisons dans le désert.

14b28bb477ec539ddd80520d965ae6b2.jpgLes projets de Rick Joy s’inscrivent dans la continuité des projets de Frank Lloyd Wright dans le désert de l’Arizona, dont le fameux Taliesin, école d’architecture fondée par l’architecte. On peut considérer l’approche de Rick Joy Wrightienne par rapport à sa posture vis à vis du site : le site existe quand il est révélé par l’architecture et vice-versa. "The desert is a fantastic place in the most correct meaning of the word ; it is at times a dreamlike fantasy of a landscape. . . . the desert’s beauty extends beyond objects and things to an atmosphere of place that is defined by quality of light and other sensory kinds of input.” Rick Joy

740a9b67d72599e8231eb5b58c8ccb8f.jpgComme Glenn Murcutt, Eduardo Souto de Moura, Peter Zumthor, Rick Joy fait partie de ces architectes qui replacent l’architecture dans son contexte initial : habiter. L’architecture devient le support d’une manifestation de l’acte d’habiter par l’homme sur un territoire. Pour reprendre la définiton "habiter" de C. Norberg Schulz, auteur connu pour ses écrits sur le génie du lieu et l’architecture phénoménologique, il s’agit de transcrire architecturalement l’implantation, l’orientation et l’identification d’un site.

7c95b7e3c9693fa3d150994144b0b96f.jpgCes thèmes sont parfaitement abordés dans l’architecture de Rick Joy qui place le site, en l’occurrence, le désert en premier lieu. Le site est une composante principale du projet et l’architecture se manifeste alors comme la célébration du génie du lieu : les sons, les vues, les odeurs, les reliefs, les orientations sont révélés à travers l’architecture. Rick Joy travaille sur des fenêtres paysagères précises, sur des reflets, sur des contrastes qui révèlent le site et symbolisent l’acte d’habiter.

b2498c14931534c76d6716e0fdb33112.jpgL’usage des matériaux chez Rick Joy est rigoureux et s’inscrit dans la palette de l’architecture contemporaine : pierre, béton, verre, métal avec un souci constant pour le détail : "Dieu est dans les détails" (Mies Van der Rohe), mais toujours dans cette idée d’acte originel de l’implantation. L’architecture est une expression du matériau et de sa transformation. L’usage du matériau a donc valeur d’expression symbolique forte et contribue fortement à l’expression de son architecture.

Formellement l’architecture de Rick Joy s’inscrit dans un langage plus proche du minimalisme que de l’expressionnisme, moins minimaliste qu’un Jon Pawson et moins expressionniste qu’un Steven Holl (qui admire son travail) : la forme découle du dialogue avec le site.

8e31411ca530034bb0f03bf0b6addea8.jpgOn pourra rapprocher des artistes minimalistes comme Donald Judd, James Turrell et Richard Serra dans le langage architectural de Rick Joy. L’aspect visuel est reporté au second plan au profit d’une architecture qui privilégie l’expérience, le son, les odeurs, l’atmosphère : une architecture kinesthésique et émotionnelle.

Cet aspect architectural se retrouve chez l’architecte australien Glenn Murcutt : comment l’eau tombe, comment le vent souffle, comme le soleil brille, comment l’architecture participe complètement à la phénoménologie du site.

b2c2ab9977f279a2442afdaab4b6791d.jpgLes implantations en plan de Rick Joy sont conformes à l’idée originelle de l’implantation des nomades dans le désert : des cabanes de nomades regroupées et orientées judicieusement.
La Catalina House montre judicieusement comment Rick Joy transforme la matière et la nourrit de lumière : l’homme commence à habiter le site et l’architecture célèbre cet acte. La recherche de la matière, de la lumière comme essence de l’architecture.

Le mur devient alors la métaphore du rocher du désert avec ses cavités, ses épaisseurs, ses déformations. L’homme habite entre ses rochers et le travail extraordinaire du détail sur les parois vitrées par exemple qui s’effacent, montre la rigueur de Rick Joy sur son projet.

Fort de ce succès, Rick Joy travaille notamment avec des célébrités et construit notamment la nouvelle maison du cinéaste Francis Ford Coppola, fan incontesté de Frank Lloyd Wright.

04.08.2008

Luiggi Snozzi et le béton

1e1151d36f430bea1e0815dfe04d4f8c.jpgQuand on pose la question à l’architecte Luiggi Snozzi ce qu’il entend par béton, il répond : "le béton ? Du sable et de l’eau."Le béton à l’instar du bois, du verre ou du métal est un matériau qui a désormais son histoire, son identité et ses valeurs.

Par cette affirmation Luiggi Snozzi qui construit essentiellement en béton apparent de la même manière que le fait l’architecte japonais Tadao Ando, renvendique le béton comme matériau pur. Pour lui, le béton est un matériau contemporain et plus naturel que beaucoup de matétiaux pastiches qui veulent imiter un matériau naturel.

411589efb0d2b8d9cbe02a6089c5800b.jpgAu canada, par exemple beaucoup de maisons pavillonnaires sont construites en bois avec comme façade principale une "magnifique" façade en pierre, qui n’est en fait qu’un simple revêtement imitant la pierre. La question que pose Luiggi Snozzi et autres architectes soucieux de la sincérité des choses et notamment des matériaux est la suivante : comment conserver la vérité et l’intégrité d’une construction ?

Le maître en la matière est Louis Kahn. Historiquement dans l’histoire de l’architecture moderne, il fut le premier avec le John Salk Institute en Californie à avoir eu l’idée de laisser la marque de coffrage du béton. Pour Kahn, la mise en oeuvre d’un édifice est une composante entière de l’architecture, il souhaitait par ce geste mettre en valeur le travail des artisans sur le chantier. L’idée a été reprise ensuite par Tadao et de nombreux architectes admiratifs du maître américain.

Le béton est un matériau de notre époque, les modernes l’ont mis en avant en lui vouant des qualités sculpturales (Le Corbusier, Oscar Niemeyer) et les contemporains le restituent dans un contexte naturel et sincère. Le béton exprime sa brutalité, a sa couleur, sa mise en oeuvre, il respire de lui même et n’a plus besoin d’être caché. Aujourd’hui la mode est au décrépissage des anciennes maisons pour laisser les pierres apparentes, demain qui sait, ce sera le tour du béton ?

En parlant "Béton", la revue Préfigurations a réalisé un numéro béton (ahah) avec des spécialistes de la question. Un numéro passionnant à découvrir en ligne, en cliquant là !

02.08.2008

Le Corbusier

fdf0c022b788eda3a829555c8d446645.jpgCharles-Édouard Jeanneret-Gris , connu sous le pseudonyme de Le Corbusier, est un architecte, urbaniste, décorateur, peintre et homme de lettres suisse romand naturalisé français (né le 6 octobre 1887 à La Chaux-de-Fonds - mort le 27 août 1965 à Roquebrune-Cap-Martin). C'est l'un des principaux représentants du mouvement moderne avec Ludwig Mies van der Rohe, Walter Gropius, Alvar Aalto, Theo van Doesburg et d’autres.

Le Corbusier a également œuvré dans les domaines de l'urbanisme et du design. Il est connu pour être l'inventeur de l'Unité d'habitation, sujet sur lequel il a commencé à travailler dans les années 1920, comme une réflexion théorique sur le logement collectif. "L’unité d’habitation de grandeur conforme" (nom donné par Le Corbusier lui-même) sera seulement construite au moment de la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale en cinq exemplaires tous différents, à Marseille, Briey-en-Forêt, Rezé-lès-Nantes, Firminy et Berlin. Elle prendra valeur de solution aux problèmes de logements de l'après-guerre. Dans son concept, il intègre tous les équipements collectifs nécessaires à la vie — garderie, laverie, piscine, école, commerces, bibliothèque, lieux de rencontre. Cependant, les architectes qui s'inspireront de lui pour les cités modernes, vont oublier cette partie là, dégradant son généreux concept et ouvrant la voie au pire des urbanismes « la cité de banlieue ».




1887-1916 Formation, premières réalisations et voyages

En 1900, il entame une formation de graveur-ciseleur à l'École d'Art de La Chaux-de-Fonds (son père était horloger). Son professeur de dessin, Charles L'Eplattenier, le dirige vers l'architecture en 1904 et le pousse à réaliser sa première villa à l'âge de dix-sept ans.

Dès 1909, il apprend la technique du béton armé en travaillant en tant que dessinateur chez l'architecte Auguste Perret à Paris. En 1910, on le voit employé chez Peter Behrens où il rencontre Ludwig Mies Van Der Rohe et Walter Gropius

Corbu lui-même parle de son "voyage d'Orient" qu'il entame en mai 1911 : Prague, Vienne, Budapest, Istanbul, Athènes, Pise etc. toutes villes où il remplit six carnets de dessins dont il se servira à de nombreuses reprises pour illustrer ses propos, et ses publications.

De retour à la Chaux-de-Fonds, il y construit la Villa Jeanneret-Perret (1912) et la Villa Schwob.


1917-1929 L'aventure du Purisme, puis des "villas blanches"

Dès 1917, il ouvre un premier atelier d'architecture à Paris. Avec Amédée Ozenfant, il jette les bases en 1918 du purisme, courant artistique contemporain du cubisme mais ne le partageant pas du tout (voir ses propos acides sur le cubisme dans son livre manifeste "après le cubisme", 1918). Il définit le sens du nouveau mouvement qu'il invente dans leur revue L'Esprit nouveau (dans laquelle il produit de nombreux articles manifestes sur l'homme moderne) : « Les œuvres sont rendues lisibles par des formes simples et dépouillées, organisées en constructions ordonnées, génératrices d'harmonie. »

En 1922 il s'associe en tant qu'architecte avec son cousin architecte designer Pierre Jeanneret. La décennie 1920-30 le voit réaliser un ensemble remarquable de projets de villas manifestes, construites ou non, où l'on voit se formaliser les éléments du langage architectural corbuséen.
On peut citer :
La Villa Ker-Ka-Ré aussi appelée Villa Besnus, à vaucresson, livrée en 1923
L'atelier Ozenfant pour son ami peintre, à Paris, également livré en 1923
Les ateliers Lipchitz-Miestchaninoff, livrés en 1925 à Boulogne-sur-Seine
L'appartement Beistegui, construit en surélévation d'un immeuble des Champs-Élysées, à Paris, livré en 1933 et détruit depuis.
et la Villa Church, à Ville-d'Avray, terminée en 1929 également détruite.
(liste non exhaustive)

4eca8a6f5978592fb5b3e339a56a365d.jpg<Cette série culmine avec deux réalisations remarquables :

La Villa Stein, connue aussi sous le nom de "villa les terrasses", livrée vers 1929 à Garches. Cette maison, remaniée à plusieurs reprises n'est aujourd'hui que l'ombre d'elle-même.
La Villa Savoye, (1929, Poissy) application littérale des "cinq points d'une architecture moderne", la plus remarquable de cette période, et qui aura une influence considérable dans l'histoire de l'architecture.
Enfin, on peut compléter cette suite par la réalisation en 1925 du Pavillon de l'Esprit nouveau, à l'occasion de l'Exposition internationale des Arts décoratifs (Expositions universelles de Paris) .

Parallèlement à cette pratique du métier d'architecte, il mène une réflexion théorique sur l'urbanisme, au travers de projets éventuellement violemment polémiques comme le Plan Voisin en 1925, qui propose de ré-urbaniser Paris, en détruisant son centre (sauf les monuments historiques reconnus), et en y construisant de vastes immeubles gratte-ciel. Il organise, en 1928, le Congrès international d'architecture moderne (CIAM).

Le toit-terrasse de l'Unité d'habitation de Marseille1929 le voit également présenter une ligne de Mobilier dessinée avec Charlotte Perriand.


1929-1944 Logements collectifs, bâtiments publics et urbanisme

À partir de la crise économique de 1929, Le Corbusier va concentrer sa réflexion théorique sur les problèmes de la concentration urbaine. Aménagement du front de mer d'Alger en 1930, étude d'urbanisation de Rio de Janeiro… Tous projets qui seront fortement critiqués. En même temps il mène les réalisations, de la cité-refuge de l'Armée du Salut de 1929 Paris, le Pavillon Suisse de la Cité internationale universitaire de Paris (1930-1932) ou encore, en collaboration avec l'architecte brésilien Oscar Niemeyer le ministère de l'Éducation nationale à Rio de Janeiro (1936-1943). Il est à noter qu'il fut membre du Faisceau de Georges Valois, en 1926.

1945-1965 L'après-guerre

De 1945 à 1952, Le Corbusier construit la Cité radieuse de Marseille, un immeuble d'habitation sous la forme d'un parallélépipède sur pilotis (en forme de piètements évasés à l'aspect rugueux), qui constitue une innovation importante dans la conception architecturale des résidences d'habitations. Dans cet immeuble, il a tenté d'appliquer ses principes d'architecture pour une nouvelle forme de cité en créant un village vertical, composé de 360 appartements en duplex distribués par des rues intérieures.

Édifiée entre 1945 et 1952, située sur le boulevard Michelet de Marseille, près du Stade Vélodrome, cet immeuble est l'une des cinq unités d'habitation construites par Le Corbusier au cours de sa carrière. Essentiellement composée de logements, elle comprend également à mi-hauteur de ses dix sept niveaux, des bureaux et divers services commerciaux (épicerie, boulangerie, café, hôtel / restaurant, librairie, etc.). Le toit-terrasse de l'unité, libre d'accès au public, est occupé par des équipements publics : une école maternelle, un gymnase, une piste d'athlétisme, une petite piscine et un auditorium en plein air.

En 1950, à 63 ans il se lance dans l'aventure de la reconstruction de la chapelle Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp en Franche-Comté, détruite par les bombardements de septembre 1944. C'était son premier projet d'un bâtiment cultuel, bien qu'il ait travaillé en 1929 sur les plans de l'église de Tremblay-lès-Gonesses : « Je n'avais rien fait de religieux, mais quand je me suis trouvé devant ces quatre horizons, je n'ai pu hésiter ». Athée, il disait avoir des ancêtres cathares (des quels il tire son pseudonyme Corbusier signifiant corbeau). Il participera à l'édification de deux autres bâtiments cultuels : le couvent de Sainte-Marie de la Tourette à Éveux près de Lyon de 1957 à 1959, et l'église Saint-Pierre de Firminy à Firminy, près de Saint-Étienne dans la Loire. Jamais terminée de son vivant, c'est seulement en 2006 qu'elle sera complétée. Ce chantier tout à fait inhabituel, aura été mené par Jean Oubrerie, ancien collaborateur de l'agence Corbu.

Il va appliquer ses principes urbains et architecturaux à l'échelle d'une ville quand les autorités indiennes, dans les années 1950, lui confient le projet de la ville de Chandigarh, nouvelle capitale du Penjab. Il dessine les bâtiments du complexe administratif pour cette ville indienne (palais de Justice, palais du Capitole, Secrétariat et palais de l'Assemblée). Il y fait une synthèse entre les théories novatrices de ses débuts et l’utilisation de nouvelles formes. En 1952, le bâtisseur d'édifices gigantesques, se fait construire à Roquebrune-Cap-Martin, un cabanon-baraque de 3.66m x 3.66 m x 2.26 m à bardage de croûte de pin « sur un bout de rocher battu par les flots ». Il meurt le 27 août 1965, à l'âge de 77 ans, au Cap-Martin, au cours d'une baignade en Méditerranée. Il est enterré sur place.

17.07.2008

Jean Nouvel

93a7e004896283754b374cf4aa7364cf.jpgJean Nouvel (né le 22 août 1945 à Fumel, Lot-et-Garonne, France) est un architecte français contemporain de renommée internationale. Alors qu'il souhaite être peintre, ses parents l'orientent vers les études d'architecture. Il s’inscrit en architecture à l'École des beaux-arts de Bordeaux en 1964, et est admis en 1966, premier au concours d’entrée, à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris dont il sort diplômé en 1972. Influencé par Paul Virilio et Claude Parent, dont il est l'assistant entre 1967 à 1970, il fonde en 1970 sa première agence avec François Seigneur. Architecte de la Biennale de Paris à partir de 1971 grâce à l'appui du critique Georges Boudaille, il fonde la Biennale d'architecture dans ce cadre en 1978.

Il fait ses premières armes dans le Périgord, réalisant une école maternelle à Trélissac et une villa à Champcevinel. Après sa première réalisation marquante, la Maison Dick à Saint-André-les-Vergers en 1976, il signe le Centre médico-chirurgical du Val-Notre-Dame à Bezons (1976) et le Collège Anne-Franck à Antony (1978). Il est choisi en 1981 pour la réalisation du premier des grands travaux mitterrandien, l'Institut du monde arabe, dont la façade à moucharabiehs le fait connaître au grand public. Il réalise ensuite l'immeuble de logements sociaux Nemausus de Nîmes, l'Opéra de Lyon qu'il coiffe d'une grande verrière en 1993, et la Fondation Cartier tout en verre en 1994.

c94b9b71e9ed52493f22f11406fd446c.jpgLe Palais de la culture et des congrès de Lucerne, inauguré en 1999, lui permet d'acquérir une dimension internationale. Lui sont alors confiés la Dentsu Tower de Tokyo, l'extension du Musée Reina Sofía, la Tour Agbar et le théâtre Guthrie de Minneapolis. Il reste attaché à la Dordogne, où il réalise le musée gallo-romain de Périgueux, Vesunna, et l'aménagement de l'église Sainte-Marie de Sarlat en marché couvert. Jacques Chirac le choisit pour bâtir le Musée du quai Branly, inauguré le 23 juin 2006.

266b4bc4fe39c473475a2d58fc62aa7c.jpgMilitant pour un renouveau de l'architecture en France, il co-fonde le mouvement « Mars 1976 », en opposition à l'héritage de la Charte d'Athènes, et participe à la création du Syndicat de l'architecture, en rupture avec l'Ordre des architectes. En 1975, il est l'un des principaux organisateurs du contre-concours international pour l'aménagement des Halles de Paris, et prend la tête de l'Association pour la mutation de l'île Seguin (Amis) en 2001 pour s'opposer à la destruction des usines Renault. Ses prises de positions publiques et architecturales lui valent des critiques, comme pour le Musée du Quai Branly, et quelques échecs, comme la tour Sans Fin, prévue en 1989 à la Défense en complément de l'arche de Spreckelsen et dont l'extrémité devait disparaître dans le ciel, mais abandonnée, son projet pour le Stade de France, rejeté, ou le réaménagement des Halles en 2004, écarté.

9fc34fd74dbad80b7251c8b521188be1.jpgCes réalisations font la part belle au métal et au verre, jouant sur la transparence et les effets de lumière. Il travaille régulièrement pour le réaménagement des monuments anciens, comme pour l'Opéra de Lyon ou l'église de Sarlat. Pour autant, il revendique une absence de « style Nouvel », concevant chaque projet comme nouveau, toujours en dialogue avec l'environnement du bâtiment. Sa carrière est récompensée par le Prix Pritzker le 30 mars 2008, Thomas Pritzker soulignant « sa poursuite courageuse de nouvelles idées et sa remise en cause des normes acceptées, afin de repousser les limites de son champ d'activité », et lui reconnaissant «  la persistance, l'imagination, l'exubérance et, par-dessus tout, une insatiable envie d'expérimentation ».

Successivement associé à François Seigneur et Gilbert Lézénès en 1972, à Gilbert Lézènés et Pierre Soria en 1981, à Emmanuel Blamont, Jean-Marc Ibos et Myrto Vitartet en 1984, et à Emmanuel Cattani en 1989, il fonde son propre atelier en 1994. A la tête d'une équipe de 140 collaborateurs, il dispose d'agences à Paris, aux États-Unis, en Espagne et à Abu Dhabi pour la réalisation de ses derniers projets : la Life Marina à Ibiza, le Louvre Abou Dabi, l'auditorium de Copenhague, la Philharmonie de Paris, en complément de la Cité de la Musique, la tour Hines à Manhattan, et la tour végétale Suncall à Santa Monica.

Outre l'architecture, il s'intéresse également à la scénographie, en particulier par la rencontre de Jacques Le Marquet en 1976, participant notamment aux expositions « Les Années 50 » au Centre Pompidou en 1988, ainsi que « Le Futur du travail » et « La Mobilité » à l'Expo 2000 à Hanovre. Il met en scène des spectacles de danse et se charge de la muséographie du quai Branly. En design, on lui doit également celui des verres Suze, d'un service à café pour Alessi, et du flacon de parfum L'Homme d'Yves Saint Laurent.


Découvrez en quelques images "minutes", Jean Nouvel lors de la Conférence-Entretien avec l'artiste Daniel Buren, organisé par le Centre de Création Contemporaine de Tours et l'Université F. Rabelais






Principales réalisations

Opéra de Lyon
Palais de la culture et des congrès de Lucerne
L'un des Gazomètres de Vienne
Centre des Congrès de Tours (Le Vinci)1976 : Centre médico-chirurgical du Val-Notre-Dame à Bezons, Val-d’Oise, France.
1978 : Collège Anne-Frank à Antony, Hauts-de-Seine, France.
1981-1987 : Institut du monde arabe à Paris (photos)
1983 : Théâtre municipal de Belfort, France (photos)
1985-1987 : Nemausus 1 (114 logements ) à Nîmes, France (photos)
1986-1993 : Rénovation de l'Opéra de Lyon, France (photos)
1986 : Complexe omnisports du Luzard à Noisiel
1987-1989 : Hôtel Saint-James à Bouliac, France (photo)
1988 : L'INIST à Vandœuvre-lès-Nancy, France (photos)
1988 : Onyx à Saint-Herblain, France (photo)
1990 : Centre des Congrès (Le Vinci) à Tours, France (photos)
1991-1995 : Galerie Lafayette à Berlin, Allemagne (photos)
1994 : Fondation Cartier à Paris (photo)
1995 : Le centre commercial d'Euralille à Lille, France (Rem Koolhaas étant l'architecte-urbaniste pour concevoir l'ensemble du projet urbain)
1998 : Dentsu Building à Tokyo, Japon (photos: 1 & 2)
1999 : Palais de la culture et des congrès de Lucerne, Suisse (photos)
2000 : Palais de justice de Nantes, France (photos)
1998-2002 : Arteplage à Morat, Suisse pour Expo 02 (photo)
1999-2001 : Kölnturm, Cologne, Allemagne (photo)
1999-2002 : Réhabilitation des Gazomètres de Vienne, Autriche (photo)
2001 : Extension du Musée Reina Sofía à Madrid, Espagne (photos: 1 & 2)
2002 : Monolithe de l'Expo 02 à Morat, Suisse (photo)
2001 : Portes de l'Église Sainte-Marie de Sarlat, France, reconvertie en marché couvert.
2001-2003 : Torre Agbar à Barcelone, Espagne (photos: 1, 2, 3)
2003 : Musée Vesunna à Périgueux, France (photo)
2003-2008 : Salle symphonique de Copenhague, Danemark Wikipédia anglais
2006 : Théâtre Guthrie (Guthrie Theater), Minneapolis, États-unis Wikipédia anglais
2006 : Musée du quai Branly (Musée des Arts premiers) à Paris
2007 : Siège social de la société Richemont, à Genève, Suisse

Projets en cours

Avril 2007 : Jean Nouvel, associé à Marshall Day Acoustics Ltd, remporte le concours pour la Philharmonie de Paris, nouvelle salle de concerts, d'une capacité de 2 400 places, qui sera située près de la Cité de la Musique de la Villette à Paris et dont l'ouverture est prévue en 2012.
Fin 2007 : Un Centre Aquatique (ouverture au public prévu mi-juillet 2008), quant au projet d'un Centre de la Mer et du Développement Durable dont une tour culminerait à 120 mètres il avait été accepté mais il sera reporté . Le Havre, France.
2008-2010 : "Tour SAS Suède", tour de bureaux de 130 mètres dans le périmètre d'Euroméditerranée à Marseille (France).
2008 : un gratte-ciel de 75 étages à New York Photo
2008 Musée Louvre Abou Dabi à Abou Dabi (Émirats arabes unis)
2008-2013 : Lauréat du projet tour Signal de la Défense (France).
2009 : La tour Doha au Quatar,
2009 : Tour «the Green Blade» (la lame verte), dans le quartier des affaires de Century City à Santa Monica Diaporama de la tour
2010 : Nouvel Hôtel de Ville de Montpellier (France).

Rendez-vous sur son site officiel, en cliquant là !

Et pour le plaisir, une minute avec Jean Nouvel !

02.07.2008

Jacques Ferrier et son projet Hypergreen

70734ceeb79a5b734971957b699b212b.jpgCette tour n'existe pas. Le concept "Hypergreen" de tour écologique a été élaboré par l'architecte français Jacques Ferrier, en collaboration avec l'entreprise de matériaux de construction Lafarge. Haute de 246 m avec une surface exploitable de 94 000 m², la tour accueillerait commerces, bureaux, logements, espaces verts, loisirs et parkings.



Jacques Ferrier sera présent lors de la seconde édition du festival "Villes & étoiles", le mardi 23 septembre 2008 dès 18h